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Page:Revue philosophique de la France et de l’étranger, IV.djvu/289

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NAVILLE. — PRINCIPES DIRECTEURS DES HYPOTHESES

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��C'est un progrès immense vers l'unité que d'avoir ramené à une commune origine toute la faune et toute la flore. Après cette énorme réduction, il reste encore, dans le champ de l'histoire naturelle, la ^dualité de la vie et de la matière. Cette dualité est supposée dans les conclusions de M. Darwin puisque, dans le passage cité plus haut, ît auteur remonte à la cause première pour expliquer l'apparition de ^vie ; nous allons voir la recherche de l'unité faire un pas de plus. \uatrieme hypothèse. Les êtres vivants ne renferment aucun ïipe spécial ; ils ne sont qjuCuneyÇhftple' > tr^néfprmation de la sre inorganique.

bt la théorie de la génération spontanée. Elle est aussi^ancienne philosophie, en sorte que son histoire interdit de la considérer îe le résultat modVrne des progrès de l'observation et de l'ex- ïnce. L'hypothèse ne s'appuie plus ici sur aucun fait constaté, iles observations deviennent précises, plus la doctrine est forcée r battre en retraite. On a cru jadis à la formation spontanée d'ani- îaux d'urMrïmg assez élevé ; de nos jours on ne soutient plus l'idée Fde la formation spontanée que pour des organismes tout à fait inférieurs. La constatation des germes vivants répandus dans l'at- mospkère la rend de plus en plus improbable 1 , et l'induction scien- sst conduite à prévoir : « qu'à mesure que nos moyens d'in- jition se perfectionneront, on trouvera que les cas de géné- qu'on regardait comme spontanées, rentrent dans des cas |ération physiologique ordinaire 2 . » Un des défenseurs du îisme reconnaît expressément que la doctrine qu'il soutient |une base expérimentale réelle. « Il est impossible, dit ir Schmidt, de démontrer par les faits le commencement la vie, mais l'hypothèse de l'apparition de la vie, par voie î, à une époque déterminée de développement, est unené- ygique. » Cette nécessité logique résulte aux yeux de l'au- aspiration naturelle à la causalité, telle qu'il la comprend, Pit : « Qui n'éprouve pas cette aspiration doit être aban- » Ceci est un anathème et l'anathème échappe aux pro- la discussion scientifique. r serait facile d'établir que M. Oscar Schmidt comprend mal iature et la portée du principe de causalité ; mais cette dis- îssion m'entraînerait sur les terres de la métaphysique pure, où

��1. Archives des sciences physiques et naturelles de la Bibliothèque univer- selle, avril 1871.

2. Claude Bernard, Rapport sur les progrès et la marche de la physiologie générale, page 105.

3. Revue scientifique du 21 février 1874, page 798.

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