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Page:Revue philosophique de la France et de l’étranger, IV.djvu/201

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quelles que soient leurs études spéciales, s’intéresseront à cette vigoureuse conception.

II. L’ouvrage de M. Zœllner doit comprendre plusieurs volumes dont nous ne possédons que le premier. Une longue préface, un peu déclamatoire de style, contient tout ce qu’il y a de personnel dans le volume; le reste n’est que la réimpression des mémoires publiés à diverses époques par M. Wilhem Weber dans les Annales de Poggendorff.

C’est en effet dans les mémoires presque exclusivement mathématiques de Weber, quil faut chercher les bases de la théorie que M. Zœll- ner, son disciple et son continuateur, expose sommairement dans les pages qui lui sont personnelles. C’est là le point le départ, au point de vue physique, comme au point de vue mathématique, et nous devons d’abord nous familiariser avec les découvertes du maître, avant de discuter les idées du disciple.

Les travaux de Weber ont pour objet essentiel les rapports de l’électricité statique et de l’électricité dynamique. La loi des actions électrostatiques, découverte par Coulomb, est, on le sait, identique par son expression, à la loi de la gravitation universelle. Voici comment on peut l’énoncer aujourd’hui.

Considérons deux petites sphères placées à l’unité de distance, et possédant une même charge électrique. Si elles exercent entre elles une force répulsive égale à l’unité, nous dirons que la charge de chacune d’elles est aussi égale à l’unité. Ces mêmes sphères recevant des charges quelconques e, e’ positives ou négatives, exerceront à une distance r une action f y dirigée suivant la droite qui les joint, proportionnelle au produit de leurs charges, et en raison inverse du carré de leur distance.

(i)

Quand cette expression est positive les deux sphères se repoussent ; quand elle est négative, elles s’attirent.

La loi des actions électrodynamiques a été découverte par Ampère. Quand un courant fixe agit sur un courant mobile, l’action attractive ou répulsive observée peut être considérée comme résultant des actions individuelles que chacun des éléments du premier courant exerce sur les éléments du second : nous appelons élément de courant une portion , de très-petite étendue, coupée sur le conducteur dans lequel le courant circule, et loi èlectrodynamique élémentaire la loi qui exprime l’action exercée par un élément de courant sur un autre.

Soient « et a’ les longueurs de deux éléments de courant 4 d’inten-

1. Tous les éléments successifs dont se compose un courant fermé constant sont parcourus, au même instant, par un courant de même intensité.