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UNE THÉORIE

DE LA

CONNAISSANCE MATHÉMATIQUE


M. O. SCHMITZ-DUMONT.

(dernier article[1])

Nous avons examiné, dans notre précédent article, la théorie de la connaissance de M. Schmitz-Dumont ; nous ne poursuivrons pas, dans leurs détails, les applications qu’il en fait aux diverses sciences mathématiques, dont il tente d’esquisser la philosophie ; nous nous bornerons à choisir, parmi les questions qu’il étudie, celles qui prêtent le plus à la controverse et semblent, par suite, mériter le plus d’intérêt.

Nous croyons d’ailleurs inutile de revenir encore une fois sur la géométrie non euclidienne et, en général, sur les discussions qui touchent à la notion de l’espace ; mais nous présenterons d’abord quelques remarques relatives à l’emploi des symboles imaginaires. Nous nous arrêterons ensuite un moment sur les principes du calcul infinitésimal ; enfin nous chercherons à approfondir les notions essentielles de la mécanique rationnelle, et nous soumettrons à nos lecteurs quelques considérations sur les tentatives faites pour expliquer, à l’aide de cette science, l’ensemble des phénomènes de l’univers. Nous nous attacherons d’ailleurs beaucoup moins, au sujet de ces différentes questions, à développer et à discuter les théories de M. Schmitz-Dumont, qu’à exposer les problèmes dont il s’agit et les solutions qu’ils ont reçues ; nous espérons que, de la sorte, notre travail, si peu qu’il vaille, sera un peu plus fructueux pour le public auquel nous nous adressons.

  1. Voir le numéro de la Revue philosophique de février 1879.