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REVUE DU PAYS DE CAUX

introduire de l’air pur. Vous savez tous, n’est-ce pas, que par le seul fait de la vie, il se produit, à l’intérieur du corps humain, des éléments toxiques qui doivent s’échapper sous peine d’empoisonnement ? Dans un endroit clos où plusieurs personnes sont enfermées, l’air devient promptement irrespirable ; il est vicié par le fait des personnes qui sont là. Or, les toxines ne sortent pas du corps par la bouche seulement ; beaucoup s’écoulent par la peau, soit à l’état gazeux, soit à l’état liquide.

De même la respiration ne s’accomplit pas uniquement par la bouche ou le nez, mais aussi par la peau. Si l’on recouvre un animal quelconque d’un vernis imperméable, la respiration continuera de se faire par la bouche et le nez ; elle s’affaiblira néanmoins, se ralentira et bientôt s’arrêtera tout à fait.

La peau est donc un appareil d’élimination et de respiration des plus importants et il faut l’entretenir en bon état. C’était là, l’objet de l’hydrothérapie, si en usage chez les anciens, lesquels par simple observation des faits et sans en connaitre le mécanisme, étaient arrivés à la même conclusion que nos savants d’aujourd’hui.

L’hydrothérapie, c’est-à-dire l’usage de l’eau, a pour effets : 1° de faire fonctionner plus activement tous les petits vaisseaux de la peau et de rendre plus fortes et plus rapides les réactions de l’organisme contre les influences extérieures, abaissement de la température atmosphérique, etc…

2° De la nettoyer, c’est-à-dire de la dépouiller de l’espèce d’enduit plus ou moins imperméable, que produit la poussière agglomérée avec la sueur ou les autres secrétions du corps, et qui diminue par là même le pouvoir respiratoire.

Ainsi purifiée et exercée, la peau se fortifie et s’assouplit à la fois ; elle subit un véritable entraînement et accomplit ses fonctions avec énergie et sûreté.

Donc l’agrément et l’hygiène s’accordent à recommander la pratique de la propreté, selon la définition que nous avons donnée plus haut de cette vertu (Saint François de Sales estimait que la propreté est une autre vertu).

Mais les vertus ont des abords cscarpés. Une fois engagé dans le chemin qui y conduit, la marche n’est pas trop malaisée ; s’y engager demande un effort plus vigoureux.

Supposons que, vous, ami lecteur, convaincu des avantages et des satisfactions que vous donnera le lavage quotidien de tout le