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Page:Revue du Pays de Caux n1 janvier 1903.djvu/4

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REVUE DU PAYS DE CAUX

rants qui se dessinent à travers les sociétés et préparent leur orientation future. C’est l’objet des articles substantiels qui forment pour ainsi dire le centre de chaque numéro. Le premier était consacré au problème de l’Europe centrale, à cette redoutable question d’Autriche qui se présente, au seuil du xxe siècle, dans des conditions si complexes et si troublantes ; une carte spéciale accompagnait l’article indiquant à quel degré de chaos ethnographique l’empire de François-Joseph est aujourd’hui parvenu. Aussitôt après, nous avons abordé l’étude du drame Sud Africain ; nous ne le croyions pas alors aussi près de son dénouement ; mais ce dénouement, dont personne en France ne voulait admettre le caractère de fatalité, nous en indiquions d’avance le détail ; et en même temps, sans reculer devant les blâmes nécessaires, sans biaiser avec les critiques justifiées, nous avons été des premiers à rendre à la grande figure de Cecil Rhodes, qui venait de mourir, l’hommage dont la postérité sera prodigue. Le socialisme ensuite a fixé nos regards ; notre travail a eu les honneurs d’une reproduction intégrale dans un des premiers journaux du monde, l’Indépendance Belge. Nous nous demandions ce qu’il faut penser du socialisme ; car enfin, entre une adoration puérile et une répudiation haineuse, il y a certainement place pour de justes et impartiales appréciations. Nous sommes arrivés à cette conclusion que le socialisme est une doctrine belle et respectable qui pourra peut-être se réaliser un jour mais à laquelle, présentement, le monde tourne le dos. Un coup d’œil donné à la curieuse silhouette du premier des milliardaires Américains, Andrew Carnegie, nous a servi à préciser les particularités du capitalisme moderne. Notre numéro de Juillet a été consacré en majeure partie à l’éducation physique. Ce sujet a été traité au point de vue tout pratique du père de famille résidant dans une petite ville où les ressources sportives sont minimes et peu soucieux, d’ailleurs, de dépenser beaucoup pour entraîner les muscles de ses fils, quand la formation de leurs cerveaux coûte déjà passablement d’argent. Il paraît que nous avons rendu service à nombre de gens en publiant cet article ; nous en ressentons (qu’il nous soit permis de le dire) plus de satisfaction que d’étonnement. L’ouverture de l’exposition d’Hanoï nous a donné occasion de repasser brièvement la glorieuse histoire de la conquête de l’Indo-Chine et, en même temps, nous avons signalé le dilemme qui se pose devant la France appelée à choisir, une fois de plus, entre la politique coloniale et la politique