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Page:Revue du Pays de Caux n1 janvier 1903.djvu/3

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RÉCAPITULATION



La Revue du Pays de Caux entre dans sa deuxième année. Il va bien falloir que ceux de ses lecteurs qui, malgré tout, s’attendent à se voir présenter par le facteur une quittance d’abonnement, se rendent à l’évidence ; la quittance ne viendra pas. La Revue du Pays de Caux est bel et bien une publication périodique à distribution gratuite, objet rare et inédit. Lisez-la donc, lecteurs, avec attention et assiduité ; lisez-la et faites-la lire autour de vous. C’est le meilleur moyen de vous acquitter de votre dette, si vous pensez devoir quelque reconnaissance à ceux qui l’ont fondée et la dirigent. Ont-ils bien tenu leurs promesses et rempli leur programme ? À vous de le dire ; rappelez-vous la devise inscrite il y a un an, en tête du premier numéro, et à laquelle ils prétendent ne rien changer : Voir loin parler franc, agir ferme.

C’est en nous inspirant de cette devise que nous avons abordé l’analyse des événements qui se déroulaient autour de nous. Qu’il s’agit de la querelle de frontières entre le Chili et la République Argentine ou de la dispute de tarifs entre agrariens et libéraux Allemands, qu’il s’agit de la maladie de la reine de Hollande ou du couronnement d’Édouard vii, de la mission Rochambeau ou du jubilé de Chipka, des grèves de Genève ou des troubles de Barcelone, de l’exploration du Fram ou des fouilles du Forum, du renouvellement de la Triple Alliance ou de la question des sucres, de l’inauguration de la république Cubaine ou des dissensions de la république d’Haïti, des énergies du président Roosevelt ou des audaces du ministre Chamberlain, de la crise Serbe ou de la crise Espagnole, de la Finlande ou de la Pologne, du Japon ou du Canada, nous nous sommes toujours efforcés d’écarter les idées préconçues, les données égoïstes, les points de vue étroits ; nous avons tâché surtout de nous mettre « dans la peau des gens » directement intéressés. Croyez-en notre expérience, lecteurs, c’est la seule manière de juger sainement et loyalement.

Mais les événements quotidiens n’ont pas monopolisé notre attention ; nous en avons donné une large part aux grands cou-