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Page:Revue des Deux Mondes - 1920 - tome 57.djvu/920

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lumineuses (300 000 kilomètres à la seconde) ; elles se réfléchissent, se rétractent, se diffusent comme elles. Elles en diffèrent par leurs propriétés, de même que les ondes lumineuses diffèrent des ultraviolettes ou des infra-rouges.

L’existence des ondes électriques avait été préclite en 1864, grâce à une géniale divination, et en partant déconsidérations théoriques, par Clerk Maxwell. L’immortel honneur de les avoir découvertes, ou mieux encore réalisées expérimentalement, appartient au physicien Hertz qiii leur a laissé son nom, et qui est mort prématurément sans avoir pu donner toute sa mesure.

En étudiant les étincelles électriques, telles que les produit par exemple la bobine de Rhumkorf, Hertz fut amené à examiner les perturbations qu’elles créent autour d’elles, dans le milieu ambiant. Dans certaines conditions, ces étincelles sont oscillantes, c’est-à-dire qu’elles consistent en une série d"étincelles éclatant alternativement d’un pôle à l’autre de l’éclateur, puis du second au premier et ainsi de suite. L’éclateur prend alors le nom d’oscillateur, et sous la forme que lui avait donné Hertz, les étincelles éclataient entre deux boules métalliques reliées respectivement aux pôles de la bobine électrique et à des lames métalliques de grande capacité. Or Hertz a montré que les étincelles oscillantes ainsi produites propagent dans l’espace environnant une véritable onde électrique ayant toutes les propriétés de l’onde lumineuse, mais une longueur d’onde plus grande (environ 3 mètres dans ses expériences). Cette onde, si on la recevait à une certaine distance sur un système constitué comme l’oscillateur (moins la bobine) par deux boules métalliques séparées par un mince espace d’air et réunies respectivement à deux capacités métalliques, produisait entre ces deux boules une étincelle à chaque fois que l’étincelle oscillante éclatait dans l’oscillateur. L’appareil récepteur ainsi constitué a reçu le nom de résonateur. Hertz, au moyen de son oscillateur et de son résonateur, a montré que les radiations nouvelles allant de l’un à l’autre et répétant l’étincelle du premier étaient des ondes qui se réfléchissaient, se réfractaient, s’interféraient, se polarisaient comme celles de la lumière, pouvaient être concentrées et orientées par des miroirs métalliques comme les ondes lumineuses, etc.

Enfin, en mesurant la vitesse de propagation de ces ondes nouvelles, de ces ondes hertziennes, on a constaté qu’elle est identique à celle de la lumière. L’assimilation était complète.

L’expérience de Hertz sous la forme primitive constituait déjà une expérience de T. S. F. Mais cette expérience ne pouvait être faite