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Page:Revue des Deux Mondes - 1920 - tome 57.djvu/919

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La distance qui sépare deux sommets successifs, ou la distance qui sépare le point le plus bas de deux « ronds » successifs dans l’eau est ce qu’on appelle la « longueur d’onde » en physique ondulatoire. Or, tandis que cette longueur est de quelques centimètres dans le cas des ondes d’une (laque d’eau, elle est infiniment plus petite dans le cas des ondes de la lumière, elle n’est que d’environ 50 millionièmes de centimètre. Elle est un peu plus petite pour les rayons bleus, un peu plus grande pour les rayons rouges, la longueur d’onde croissant légèrement de l’extrémité violette à l’extrémité bleue du spectre.

Au delà du violet, il y a les rayons ultra-violets, invisibles pour notre rétine, mais qui sont enregistrés par la plaque photographique. Au delà encore, très au delà, il y a les rayons X qui sont aussi des ondulations de l’éther, mais d’une longueur d’onde beaucoup plus faible que celle des rayons lumineux.

De l’autre côté du spectre, et en marchant vers les longueurs d’ondes croissantes, on trouve, après les rayons rouges, d’autres rayons invisibles, les rayons infra- rouges, qui sont des rayons calorifiques. Ce sont les rayons qui font que, lorsqu’on met la main à quelque distance d’une bouillotte (laquelle est invisible dans l’obscurité) on en sent la chaleur. Le domaine des rayons infra-rouges est très étendu. Il y a quelques années déjà, on avait découvert des rayons infra-rouges dont les longueurs d’onde s’étendaient jusqu’à 2 400 millionièmes de centimètre. Plus récemment les physiciens Rubens et Wood ont pu isoler dans le rayonnement du manchon Auer des radiations dont la longueur d’onde atteint 10 800 millionièmes de centimètre.

Enfin MM. Rubens et von Baeyer (les physiciens allemands se sont beaucoup spéciahsés dans ce genre de recherche) ont montré récem- ment que la lampe à vapeur de mercure en quartz émet un rayonne- ment qui contient en quantité notable des radiations dont la longueur d’onde est d’enwon 31 400 milUonièmes de centimètre (près de mille fois supérieur à celle de la lumière violette), c’est-à-dire environ 1 tiers de millimètre.

Or, si nous continuons par la pensée à parcourir dans le sens des longueurs d’onde croissantes la gamme des radiations ondulatoires de l’éther, nous trouvons des ondes dont les longueurs s’étagent entre quelques millimètres et des millions de mètres : ce sont les ondes hertziennes.

Les ondes hertziennes se propagent avec la même vitesse que les