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Page:Revue des Deux Mondes - 1918 - tome 47.djvu/68

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Il est dix heures du matin. Par un soleil ardent, le soldat montre déjà des signes de fatigue. Heureusement, la 35e division, qui débouche de l’Oise, apporte à l’offensive une vigueur renouvelée. Sur le plateau, la 36e division prend pour objectif Neuville-Saint-Amand et la 38e division Mesnil-Saint-Laurent. La masse formidable s’avance sur Homblières. Homblières, Marcy qui commandent la ligne de Saint-Quentin à Guise sont atteints.

D’autre part, vers Itancourt, la liaison s’est accomplie avec le groupe des divisions de réserve qui, sortant de ses lignes, a passé l’Oise et s’est avancé sur Urvillers.


Offensive des divisions de réserve, le 29 avant midi. — : Selon les premières instructions, le groupe des divisions de réserve n’avait pas un rôle de première ligne dès le début de la bataille. Dans la disposition en forme d’angle, adoptée par le commandement, ces divisions se présentaient en échelons refusés, à gauche du 18e corps, avec un triple objet : caler ce corps à l’Ouest, garder les liaisons avec l’armée britannique vers la Fère, protéger la route de la Fère à Saint-Quentin. L’action décisive des divisions de réserve, descendant de la cote de Surfontaine, ne devait se produire que comme coup de massue final sur Saint-Quentin. On les ménageait pour cet objet.

Jusqu’à dix heures du matin, les divisions se reposent (sauf la brigade Journée qui, comme nous l’avons dit, revient de Guise et est accrochée à la défense des ponts). La 69e division de réserve (général Legros), occupant la droite, couvre le 18e corps contre toute attaque venant de gauche. Elle surveille, à cet effet, les ponts d’Hamégicourt. Mais, à neuf heures et demie, le général Valabrègue est prévenu qu’il n’y a plus lieu d’attendre l’armée britannique et il reçoit l’ordre d’attaquer immédiatement Saint-Quentin par le Sud. Donc, le 4e groupe de divisions de réserve doit, avec toutes ses forces disponibles, franchir l’Oise, à son tour. Outre l’artillerie divisionnaire, il est appuyé par trois groupes d’artillerie lourde mis à sa disposition.

La brigade Néraud, de la 69e division de réserve (général Legros), passera l’Oise aux ponts d’Hamégicourt, Berthenicourt, et se portera sur Urvillers pour tendre immédiatement la main au 18e corps sur Itancourt. D’autre part, cette même division gardera ses communications avec la route de la Fère par