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Page:Revue des Deux Mondes - 1918 - tome 47.djvu/294

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Montceau-le-Neuf. Le 10e corps (général Defforges) reste dans la région de Marle.

Le 3e corps (général Hache), qui a pris part à l’offensive du 29 au soir, forme la pointe de la 3e armée, la pierre d’angle de tout l’édifice. Déjà, on sent plus directement, ici, le contre-coup de ce qui s’est passé sur Saint-Quentin. Cependant le général Hache, ayant réoccupé le Signal d’Origny, a pris, lui aussi, ses dispositions pour attaquer sur Noyal et Hauteville (c’est-à-dire sur la rive droite de l’Oise, en face des sources de la Somme) dès trois heures du matin. Un brouillard intense retarde quelque peu l’entrée en ligne de l’infanterie, quand l’ordre de l’armée, prescrivant le repli, arrive au 3e corps.

Mais ce corps a été obligé d’avoir, en même temps, l’œil à gauche : car le 18e corps et les divisions de réserve sont attaqués sur l’Oise vers Séry-lès-Mézières et ne se dégagent pas facilement. A la fin de la journée du 30, le 3e corps, et notamment la 37e division (général Comby), qui protège la retraite, tombe sur l’ennemi à Surfontaine et Villers-le-Sec et assure, de ce côté, le bon ordre de la retraite. Le 30 au soir, tout le corps était ramené derrière la Serre.

Le 18e corps, malgré les épreuves du 29, était reposé et prêt à reprendre la lutte dès le matin du 30. S’il avait renoncé à l’offensive sur Saint-Quentin et sur la route de Guise, il n’avait pas abandonné la ligne de l’Oise et, selon les ordres reçus pendant la nuit, il gardait la rivière (en s’appuyant, à gauche, sur le Groupe des divisions de réserve) de la Fère à Origny. A sept heures trente, il reçoit les nouvelles instructions ordonnant le repli sur la Serre. La matinée est calme jusqu’à midi, et la ligne de l’Oise est toujours tenue. C’est seulement quand l’ordre de la retraite est en voie d’exécution que les corps allemands, après une violente préparation d’artillerie lourde, commencent à passer l’Oise. La 38e division d’infanterie (troupes d’Afrique, général Muteau), aidée, comme nous l’avons dit, par une manœuvre du 3e corps, tombe sur l’ennemi et, par une superbe attaque du 1er tirailleurs, assure la retraite sur la ligne Villers-le-Sec, Pleine-Selve. Tout le corps d’armée reste sur les plateaux du Marlois, de Renansart à Nouvion-Catillon. Tard dans la nuit et selon des ordres renouvelés, le corps prend ses dispositions pour se replier derrière la Serre.

Quant au Groupe des divisions de réserve, il s’est