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Page:Revue des Deux Mondes - 1918 - tome 47.djvu/281

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La bataille de Guise Saint-Quentin


II. [1]


III. — L’EVENEMENT (Suite)

La bataille pour Guise, 29 août. — Comme la bataille pour Saint-Quentin, la bataille pour Guise, dans la journée du 29, a eu ses alternatives, mais en sens contraire : âpre et contestée dans la matinée, elle tourne, dans l’après-midi, au succès déclaré.

Nous avons mis les deux forces en présence sur le terrain, le 28 au soir ; d’une part, la force allemande composée de la Garde à l’Est et du Xe corps actif à l’Ouest, et, d’autre part, le 10e corps français, le 1er corps, la 51e division de réserve et la 4e division de cavalerie. Nous avons vu l’avantage pris, dès le 28 au soir, par les forces allemandes qui se sont emparées des ponts de Guise et de Flavigny. Nous, avons vu, par contre, la précaution prise par le général Lanrezac, qui, soucieux de parer à une attaque possible des forces allemandes sur sa droite, a consolidé la face Nord-Est de l’angle formé, de ce côté, par son armée.

En forçant le débouché de Guise, le 28, et en consolidant leur tête de pont, dans la nuit du 28 au 29, les Allemands avaient,

  1. Voyez la Revue du 1er septembre, où se trouvent les deux cartes pour la bataille de Guise Saint-Quentin.