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LE CHEVALIER DE L’AIR
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GEORGES GUYNEMER [1]

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IV [2]

L’ASCENSION

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I. — LA BATAILLE DES FLANDRES

Donc, après la bataille de l’Aisne, Georges Guynemer, transporlé dans les Flandres, a dû s’aliter dès son arrivée (juillet 1917). Le 20, il sort de l’hôpital et il rejoint le camp d’aviation dont les baraques commencent à s’aligner au bord de la mer, à quelque distance de Dunkerque. Il prendra part à l’offensive nouvelle avec son avion magique re’paré qu’il va chercher à Fismes le 23. L’escadrille des Cigognes fait partie du groupe de combat mis sous les ordres du commandant Brocard. Aucune maladie ne peut retenir un Guynemer quand une offensive s’élabore. Toutes les cigognes sont rassemblées : le capitaine Heurtaux, remis de sa blessure d’avril en Champagne, qui commande maintenant l’escadrille ; le capitaine Auger, dont les jours sont comptés ; le lieutenant Raymond, le lieutenant Deullin, le lieutenant Lagache, le sous-lieutenant Bucquet, et Fonck et Bozon-Verduraz, nouveaux venus qui déjà ont fait leurs preuves ; Guillaumat, Henin, Petit-Dariel,

  1. Copyright by Henry Bordeaux, 1918.
  2. Voyez la Revue des 15 janvier, 1er et 15 février.