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Page:Revue des Deux Mondes - 1917 - tome 42.djvu/876

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font partie les Scènes de la Vie de Province, — 15 décembre 1833-15 lévrier 1837, — le maître recula plus d’une fois, ainsi que le fait se produisit trop souvent à propos des écrits annoncés par lui, les dates fixées pour l’apparition des différens récits que l’ouvrage devait contenir.

Il commença d’abord par inscrire l’annonce suivante au revers de la couverture du tome quatre des Scènes de la Vie Parisienne, mis en vente le 1er mai 1835 : « La sixième livraison des [Études de mœurs au dix-neuvième siècle], qui paraîtra le 1er août prochain, se composera des tomes sept et huit [tomes trois et quatre des Scènes de la Vie de Province], Ces deux volumes compléteront cette deuxième série, seront complètement inédits et contiendront : La Grande Bretèche, le Cabinet des Antiques. — Fragment d’Histoire Générale, Illusions perdues. »

Puis, n’étant pas prêt le 1er août, il fit imprimer ce nouvel avis au revers de la couverture du tome premier, — publié après le quatrième, — des Scènes de la Vie Parisienne, lequel parut le 15 novembre 1835 : « La sixième livraison [des Études de mœurs au dix-neuvième siècle] qui paraîtra en décembre prochain, se composera des tomes sept et huit [tomes trois et quatre des Scènes de la Vie de Province]. Ces deux volumes, qui complètent la deuxième série [et l’ouvrage entier], seront entièrement inédits et contiendront : la Grande Bretèche, le Cabinet des Antiques. — Fragment d’Histoire Générale, Illusions Perdues. »

Si, désespérant sans doute d’avoir terminé son œuvre à temps, Balzac renonça définitivement dès le début de 1836 à faire entrer Fragment d’Histoire générale dans ses Études de mœurs au dix-neuvième siècle, il n’en fut pas de même quant à son intention formelle d’achever cet ouvrage et de le faire paraître. C’est en 1836, en effet, qu’il compléta son titre, légèrement obscur, en le faisant précéder de celui-ci : Les Héritiers Boirouge.

On en trouve la preuve dans la lettre qu’au printemps de cette même année 1836 il fit parvenir à Madame Emile de Girardin. Celle-ci étant alors sur le point de publier son spirituel roman : la Canne de Monsieur de Balzac, lui avait demandé quelle était l’œuvre dont il s’occupait en ce moment. Sa réponse, dont nous extrayons le passage suivant, est imprimée tout entière dans sa Correspondance : « Ma première publication sera le Lys dans la Vallée ; mais, si le procès qui en retarde la publication est perdu, ce sera les Héritiers Boirouge. »

En conséquence, Madame Emile de Girardin termina son livre, qui fut mis en vente en mai 1836 (avant le gain par Balzac du procès en question), par les lignes suivantes : « Qu’est devenue la canne ? dira-t-on. Vous allez le savoir. Elle est retournée aux mains de