Ouvrir le menu principal

Page:Revue des Deux Mondes - 1917 - tome 41.djvu/845

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



I


Il était, au-delà des jeunes frénésies,
Un coin inaccessible et noir dans la forêt.
Cette forêt était mon cœur, ce coin secret,
La source où s’en venaient boire mes poésies.

Que si je t’ai jamais aimée, enfant choisie,
Si mon rythme a jadis gémi sur tes bras frais,
Je te cachai cette heure où je me retirais
Pour écouter le (lot où nageait l’harmonie.

Je t’adresse aujourd’hui cette confession :
Laissant l’échelle d’or et ses illusions,
Quand s’effeuillait dans l’agrandissement des choses,

A travers les pertuis des dômes de ce bois,
Sur l’eau pure, un couchant fait de bouquets de roses,
C’est Dieu que j’appelais, je m’éloignais de toi.