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Page:Revue des Deux Mondes - 1917 - tome 41.djvu/473

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CHRONIQUE DE LA QUINZAINE.




Comme pour commémorer, autrement que par une cérémonie, l’anniversaire de la victoire de la Marne, devant Verdun, sur les deux rives de la Meuse, mais en particulier sur la rive droite, nous avons assuré et arrondi nos gains, rétabli approximativement notre ligne du 24 février 1916 : Samogneux, la partie Nord du bois des Fosses, dite bois de Beaumont, et les lisières Sud du village de Beaumont lui-même. Bien que le coup lui ait été très rude, ou peut-être parce qu’il lui a été trop rude, le Kronprinz allemand n’a réagi cette fois qu’assez mollement. De notre côté, tous nos objectifs ayant été atteints, au seul village de Beaumont près, qui n’est qu’une double rangée de maisons ou maintenant de ruines le long d’une route, nous prenons le temps nécessaire pour amener notre artillerie en bonne place et préparer un nouveau bond. Cependant, à l’autre aile, les Anglais pressent Lens, dont ils ont attaqué, par l’Ouest et le Nord-Ouest, les faubourgs, les premières rues, ce qui ne les empêche pas d’avancer, plus haut, vers Langemarck et de riposter, plus bas, dans la région de Saint-Quentin. Sans essayer d’accumuler des épithètes, qui n’enfermeraient jamais une force d’expression suffisante pour rendre toute notre gratitude et toute notre admiration, nous dirons simplement que c’est, — l’ouvrage des troupes britanniques et des nôtres, l’effort anglais et l’effort français, — du beau, de l’excellent, et du fécond travail. Ainsi parlent volontiers, d’ailleurs, les bulletins de sir Douglas Haig.

Et c’est du beau travail aussi que celui des Italiens par-delà l’Isonzo. Le plan du général Cadorna s’exécute peu à peu tel qu’il l’avait conçu, et, à chaque bataille (celle-ci serait la onzième, d’après les Autrichiens qui non seulement les comptent, mais les marquent), le dessin en