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Page:Revue des Deux Mondes - 1917 - tome 41.djvu/306

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retira dans sa ville natale dont il fut nommé maire, il y mourut en 1826. Le général François Muller, fils d’un coiffeur, ne à Sarrelouis le 30 janvier 1764, commandait le 5 septembre 1102, à Paris, le fameux bataillon de la Butte-des-Moulins ; il mourut en 1817, âgé seulement de cinquante-trois ans.

Enumérons encore : le maréchal de camp baron Louis Salabert (1768-1820) ; le général de brigade François Jeannet, né en 1769 ; le maréchal de camp Antoine Grenier, né en 1772, frère du général ; le général inspecteur de l’infanterie Jean-François Toussaint (1772-1827), fils d’un pharmacien ; de Favart, lieutenant général des armées du Roi, gouverneur de Lille, puis de Metz sous la Restauration ; le général Noblet de Chermont qui fut gouverneur de la Martinique ; le chevalier Thierry, général de brigade, né en 1755, fils d’un armurier ; l’intendant militaire de lreclasse Louis Régnier ; le général baron J.-Antoine Redeler, né en 1760 ; son père était maçon. Le colonel de la vieille Garde Mathias Leistenschneider, né à Sarrelouis le 12 août 1762 ; son père fut le créateur de la première imprimerie de Sarrelouis. Il mourut en 1813, à Mayence, des suites de la campagne de Russie. Le général de division Beltramin, né vers 1784 ; le chevalier Raindre, né la même année, général de brigade ; l’intendant militaire Worms de Rumilly ; les commissaires des guerres Hautz, de Salverte, Henriet, Wagner, qui fut administrateur de la Moselle en 1792-1793.

Adolphe de Lasalle, né à Sarrelouis en 1762, lieutenant général, habitait Sarreguemines lorsqu’il fut élu député du Tiers-Etat aux Etats généraux, par Sarrelouis et Metz, en 1789. Le célèbre général comte de Lasalle, qui naquit à Metz, était un membre de la même famille. Son père, né à Sarrelouis, remplit la charge de commissaire ordonnateur des guerres, dans la province des Trois-Evêchés. Les colonels Chartener, Flosse, Héguy, Mathis, baron Richard, Denis, Winter, Jung étaient Sarrelouisiens ; et plus près de nous, le général du génie Peaucellier, fils d’un médecin de Sarrelouis ; ne le 16 juin 1832, il mourut en 1912.

Les chroniques locales ajoutent à ces illustrations militaires les noms de dix chefs de bataillon, de quatre-vingt-un capitaines et de plus de cent lieutenans. Y a-t-il, en France, une autre ville de 7 000 âmes, qui pourrait faire étalage d’une telle galerie d’illustrations militaires ? On cite, sous le premier