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Page:Revue des Deux Mondes - 1915 - tome 28.djvu/826

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« politique de conciliation. » D’autres succès l’attendaient bientôt et devaient encore fortifier son autorité en augmentant sa gloire. Mais c’est là une autre question : nous ne parlons aujourd’hui que de la révolte sud-africaine et de son complet avortement. Il est dû au général Botha qui a agi en fils éclairé de sa race, en vrai homme d’état. Il a su calmer la tourmente, conserver aux Afrikanders de langue hollandaise une réputation sans tache et à l’Empire un fidèle et précieux allié. Par son robuste bon sens et son énergie virile, il a vaincu la politique néfaste des « deux Meuves » et il a hâté la naissance d’une nation sud-africaine dont les membres, sans oublier leur dualité d’origine, après avoir combattu sous le même drapeau, seront unis dans la bonne et la mauvaise fortune. Un bel avenir attend cette jeune nation. Mais elle aura, avant d’arriver à son plein épanouissement, bien des problèmes à affronter. Il lui faudra vaincre l’hostilité d’un climat dont l’aridité rend improductive, ou presque, une si grande étendue de son territoire. Et il lui faudra trouver une solution à cette formidable et si complexe question noire à laquelle est suspendu l’avenir de l’Afrique du Sud et que, seule, l’union indissoluble des deux brandies de la population blanche permettra de résoudre heureusement.


ACHILLE VIALLATE.