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Page:Revue des Deux Mondes - 1915 - tome 28.djvu/161

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Quant à Massauve, — ou plutôt Mespletz, car il continua à porter ce nom d’emprunt, — il n’était pas homme à garder longtemps rancune à sa maîtresse, qui d’ailleurs, en le quittant, lui avait fait abandon de la Longaigne et des épaves de leur splendeur passée. Il se consola donc, surtout lorsqu’on eut obtenu pour lui le brevet d’une compagnie de chevau-légers dans le régiment de Vardes, — où son aventure lui valut le sobriquet de « M. le Prince, » — et, la guerre finie, il revint à la Longaigne où il passa, seul et abandonné, la fin de sa vie agitée.

Les Hohenzollern se consolèrent vite de cette mésaventure familiale en enlevant, non pas des femmes, mais des provinces à leurs voisins. C’est une habitude qu’ils eurent longtemps. Espérons que les événemens actuels leur retireront les moyens d’y persévérer.


Comte DE CAIX DE SAINT-AYMOUR.