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Page:Revue des Deux Mondes - 1913 - tome 13.djvu/235

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CHRONIQUE DE LA QUINZAINE.




La session parlementaire est close et le budget n’est pas voté : c’est tout ce qu’on peut dire de cette session, si inexactement qualifiée d’extraordinaire, et qui a été remplie, cette fois plus que d’habitude, de discussions assez oiseuses. D’autres préoccupations, il est vrai, que celles qui se rattachent au budget s’étaient emparées du monde politique. La situation de’l’Orient et son influence sur la situation européenne tout entière y étaient sans doute pour quelque chose ; mais la prochaine élection d’un nouveau président de la République y entrait aussi pour beaucoup. C’est, en effet, le 17 janvier que les deux Chambres, réunies à Versailles en congrès, devront donner un successeur à M. Fallières. Bientôt la question présidentielle a dominé, à l’intérieur, toutes les autres. Aucune candidature n’était encore officiellement posée, mais quelques-unes étaient connues. Une enfin, une surtout, était ardemment désirée par plusieurs groupes parlementaires, mais M. Léon Bourgeois l’a déclinée. Le parti radical et radical-socialiste, sous les auspices de M. Combes qui semblait sortir des limbes du passé, a essayé de s’emparer du mouvement et de l’exploiter à son profit exclusif, à quoi il a d’ailleurs piteusement échoué. La session s’est terminée au milieu d’une confusion qui, il y a tout lieu de le craindre, sera encore augmentée le 14 janvier, jour de la rentrée des Chambres. Une réunion plénière aura lieu aussitôt pour désigner le candidat du parti républicain. C’est la procédure qui a été suivie, il y a sept ans, et d’où est sortie la candidature de M. Fallières. Tout s’est passé alors avec clarté et facilité : en sera-t-il de même cette fois ?

M. Bourgeois s’étant récusé, pour des motifs de santé qui sont malheureusement trop réels, nous n’avons pas à nous expliquer