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LES MÉNAGERIES DE VERSAILLES ET DE TRIANON. 589 vices, les plus grands de tous pour ce qui concerne l’étude de la Nature, et lui aussi a une histoire qui le recommande vivement à tous les Français. Il ne peut donc s’agir de porter atteinte ici à son organisation, mais seulement de mettre à sa disposition, et à celle de toutes nos grandes écoles et sociétés scientifiques un vaste laboratoire que ses propres dimensions, nécessairement restreintes, ne lui permettent pas d’avoir à Paris. Il s’agirait de faire revivre, en l’adaptant à des besoins nouveaux, quelque chose d’un passé qui n’a pas été sans honneur. A Versailles, au contraire, il y a de la place. Et si, en même temps que la science trouvait son avantage à cette restauration, la beauté de cette ancienne ville royale en profitait ; si nous pouvions montrer là aux étrangers, qui y viendraient en grand nombre, un établisse- ment modèle inspiré des siens, mais les dépassant et les com- plétant, il nous semble que tout le monde devrait seconder un effort aussi méritoire, ou du moins encourager ceux qui voudraient bien l’accomplir. Gustave Loisel.