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définition, synonyme de catastrophe, et il y aurait à faire, à cet égard, une classification des cas possibles.

Ce qui domine la question, c’est bien la signification du phénomène, non pas au point de vue humain (point de vue capital pour nous, bien entendu et que nous aborderons tout à l’heure), mais relativement à l’équilibre général de la surface terrestre. Il y a dans cette direction nombre de considérations à développer : plus d’une est de nature à séduire des esprits curieux de philosophie naturelle. Nous nous bornerons à exposer les principales.

La vue d’une rivière qui coule selon son thalweg nous amène bien vite à la considérer comme un organe, remplissant une fonction parfaitement définie, dans l’ensemble des phénomènes qui assurent à la Terre un équilibre mobile. La rivière est l’agent de décharge des régions exondées, à l’égard de l’eau que l’atmosphère apporte à leur surface sous les formes multiples de pluie, de neige, de grêle et aussi de vapeurs qui se condensent en rosée, en gelée blanche ou en givre.

Or, c’est une notion tout à fait courante que la migration atmosphérique de l’eau : pompée à la surface de la mer par l’ardeur du soleil, convertie en nuages (amas de poussière aqueuse) dans les hauteurs de l’air, précipitée en pluie par suite d’une condensation que détermine un abaissement de température et ramenée finalement par ruissellemens de tous ordres à son point océanique d’origine. Mais de combien de détails ne doit-on pas compléter cette sorte de schéma, pour avoir de la réalité un aperçu un peu exact ! La pluie tombée sur le sol est bien loin de ruisseler tout entière : une portion s’évapore tout de suite et une autre, dont le volume, variable suivant les cas, peut être considérable, s’infiltre dans la terre.

Quoi qu’il en soit, on est bien sûr de la relation intime entre la quantité d’eau venant du ciel et la quantité d’eau emportée par la rivière. Les variations de l’une expliquent les variations de l’autre.

Il est évident aussi que les inégalités de volume d’un même cours d’eau ont des conséquences qui dépendent de la forme même du sol sur lequel il se meut. La vallée est le complément obligé de la rivière, au point que la conception d’une rivière sans vallée pour la contenir est un non-sens : d’où il résulte que pour comprendre les rivières, leurs variations et par