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La conquête de Paris par Bonaparte (1799-1800)


IV. L’EFFET DE MARENGO [1]


I

La grande loi organique de pluviôse et le décret du 17 ventôse an VIII avaient institué dans Paris, à la place de l’ancien conseil départemental, un préfet de la Seine ; à la place du bureau central, un préfet de police ; au lieu de deux collectivités, deux hommes. Le premier fut Frochot, et le second Dubois. Le conseil général de la Seine, chargé de répartir les contributions et d’émettre des vœux, fut composé de notabilités bourgeoises. Le partage des attributions entre les deux préfectures ne se ferait définitivement qu’en messidor, le préfet de police obtenant le gros morceau ; d’ici là, il y aurait quelque tiraillement, difficulté à s’entendre sur les domaines respectifs et contestation de limites. Sur l’ensemble de la police urbaine, Fouché conservait la haute main ; il travaillait très intelligemment à augmenter son personnel, à l’améliorer et à le dresser ; mais le temps, l’argent lui manquaient encore pour compléter le réseau qui peu à peu

  1. Voyez la Revue des 15 avril, 1er et 15 mai.