Ouvrir le menu principal

Page:Revue des Deux Mondes - 1899 - tome 155.djvu/860

Cette page n’a pas encore été corrigée


fréquenté pendant 140 jours de l’année précédente. Mais le total de ces deux allocations ne devait pas dépasser 15 shillings par élève ;

II. Qu’un bureau d’Instruction publique fût établi dans chaque comté et chaque bourg comptant plus de 40 000 âmes ;

III. Que l’on continuât de payer les subventions (grant) aux écoles normales, mais en exigeant des certificats de progrès ;

IV. Qu’on améliorât l’organisation des écoles du soir ;

V. Qu’on employât d’une façon plus profitable les legs charitables, ayant un objet d’éducation ;

VI. Qu’on introduisît des perfectionnemens dans les écoles de fabrique, de workhouses, et dans les écoles correctionnelles.

Ce programme fut adopté avec de légères modifications par le gouvernement, et M. Lowe, le vice-président du comité du Conseil privé [1], avec l’aide des lords du conseil, révisa le Code des procès-verbaux et règlemens de manière à le mettre en harmonie avec ses conclusions (juillet 1861).

Le principe essentiel était que l’allocation serait proportionnée aux résultats obtenus pour chaque écolier et constatés par un examen annuel à jour fixe.

On accordait un shilling par enfant ayant été deux cents jours à l’école, mais l’allocation totale ne devait pas dépasser le montant des souscriptions locales et des rétributions scolaires. L’école jouissait-elle d’une dotation, celle-ci était comptée comme faisant partie de la subvention de l’Etat qui était diminuée d’autant.

L’allocation devait être désormais payée aux administrateurs de l’école et non plus à l’instituteur. On supprima aussi le système des pensions de retraite, sauf les droits acquis. C’est ce qu’on appela payment by results (payement d’après les résultats).

Il y avait là non pas une simple révision, comme l’indiquait le titre de cette loi scolaire, mais une vraie révolution. On réduisait l’art de l’éducation à une préparation mécanique à l’examen, car tous les efforts des maîtres tendaient à faire arriver le plus grand nombre d’élèves à un certain niveau. » Et d’autre part, en cessant de payer directement la subvention aux maîtres d’école et en ne leur assurant plus de retraite, on les mettait à la merci des administrateurs locaux ou de la direction des grandes associations.

En deux mots, le Code révisé établissait partout une uniformité

  1. M. Lowe (Robert) devint plus tard lord Sherbrooke.