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Page:Revue des Deux Mondes - 1896 - tome 134.djvu/901

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L’Administration des Postes et des Télégraphes – Ses attributions nouvelles


Depuis que les transports sont devenus plus rapides, que les hommes se voient plus souvent et se connaissent mieux, mille besoins nouveaux de correspondance sont nés auxquels ne songeaient guère nos pères, qui s’arrangeaient de passer une vie entière dans l’isolement d’une petite ville ou d’un village. Aux relations devenues plus fréquentes, la lettre et le journal ne suffisent plus, pas même le télégramme. Dans les temps anciens, l’Administration des postes y avait joint le mandat d’article d’argent, si commode pour les petites bourses. On lui a demandé plus encore, et elle l’a accordé comme on va voir. Si les frontières subsistent encore en politique, elles sont bien effacées pour les touristes, pour les négocians, pour les parens et les amis. Dès qu’une administration européenne essaie une innovation quelconque, cela se dit et se répète partout, et pour peu que la chose soit utile, il faut que les autres Etats l’introduisent chez eux. Et puis tous les États, non seulement ceux d’Europe, mais encore du monde entier, en sont venus à constituer de grandes associations postales et télégraphiques soumises aux mêmes règles en tant que des coutumes ou des institutions nationales ne s’y opposent pas absolument. En dépit de cette entente sur un terrain qui leur est commun, les grandes puissances, qui ont désintérêts à défendre tout autour du globe, conservent la préoccupation de s’assurer les moyens de correspondance les plus sûrs et les plus rapides ; de là leur empressement à favoriser les entreprises de