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De l’organisation du suffrage universel


V. LA REPRÉSENTATION RÉELLE DU PAYS [1]


Une Chambre des députés élue au suffrage universel direct par tous les citoyens, égaux, mais répartis, suivant leur profession, en un petit nombre de catégories très ouvertes, en trois ou quatre groupes très larges, embrassant tout le monde, ne laissant personne dehors, ne souffrant ni d’exclusion ni de privilège, chacun de ces groupes devant tirer de lui-même son représentant ; avec une double circonscription : la circonscription territoriale, déterminée par le département, et la circonscription sociale, déterminée par la profession ; — un Sénat, dont les membres seraient nommés, dans chaque département : pour un tiers, par et parmi les conseils municipaux ; pour un deuxième tiers, par et parmi les conseils généraux ; pour le dernier tiers, par et parmi ce qu’il est de droit ou de coutume d’appeler les corps constitués ; — l’individu représenté à la Chambre, mais dans le groupe professionnel, et, au Sénat, les unions représentées, unions locales, administratives et civiles que la loi énumérerait : — ainsi, nous

  1. Voyez la Revue des 1er juillet, 15 août, 15 octobre et 15 décembre 1895.