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Page:Revue des Deux Mondes - 1896 - tome 134.djvu/42

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J’ai vu M. de Contencin hier qui m’a demandé cette note. Je recommanderai de plus l’affaire aux inspecteurs généraux qui sont mes amis.

Je crois que les esprits de M. Hume s’entendent pour retourner mon papier du mauvais côté.

Je viens de lire le discours de M. de Falloux. Il me paraît écrit en style représentatif. Veuillez agréer, madame, l’expression de mes plus respectueux hommages.

PROSPER MERIMEE.


Jeudi, 26 mars.

Madame,

Ne vous accusez pas, c’est moi qui ai tort pour n’avoir pu croire que vous feriez tant de diligence. Vous m’aviez dit que vous seriez à l’Institut à 1 heure, et je ne suis arrivé qu’un quart d’heure avant, persuadé que les dames arrivaient toujours plus tard que plus tôt. J’aurais dû prévoir qu’effrayée des bruits de foule, vous auriez pris vos mesures pour l’éviter. Je suis bien fâché de ne pouvoir aller demain chez Mme de Circourt. Je dîne à l’Hôtel de Ville à 8 heures et je ne pourrais pas être chez elle avant 10 ; c’est le moment où on la quitte pour la laisser coucher. Si vous y alliez lundi au lieu de demain, ce serait excellent.

Vous ne m’avez pas envoyé la note pour Ussé qui me serait bien nécessaire, car je verrai demain en commission M. de Contencin.

Veuillez agréer, madame, l’expression de mes respectueux hommages.

PROSPER MERIMEE.

Vendredi soir.


5 avril 1857.

Madame,

Depuis trois jours j’ai une migraine horrible et je crains fort de devenir idiot, à moins qu’un de ces malins Minerve ne sorte tout armée de mon cerveau, comme cela arriva à Jupiter après qu’il eut mangé la déesse Métis.

Je ne me souviens pas d’avoir ri de la Genèse ni des philosophes. J’ai un grand respect pour elle et pour eux, et je la lis plus souvent qu’eux. Il y a un philosophe juif qui s’est amusé à nous traduire en grec une partie de la Genèse des Phéniciens, recueillie par un de leurs prêtres qui s’appelait Sanchoniathon,