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Essai de paléontologie philosophique


II. PROGRÈS DE L’ACTIVITÉ, DE LA SENSIBILITÉ ET DE L’INTELLIGENCE [1]


V

Progrès de l’activité dans le monde animé. — J’ai montré dans une étude précédente que les êtres se sont peu à peu multipliés, différenciés, agrandis pendant le cours des âges géologiques. Ces développemens ne sont point spéciaux au monde animal ; ils se retrouveraient aussi bien dans le monde végétal. Ce qui marque surtout le progrès chez les êtres animés, c’est l’expansion des facultés qui leur sont propres et qui ont leur couronnement dans les créatures humaines ; ces facultés sont la sensibilité, l’intelligence, l’activité.

Chez l’homme, dont la plupart des actes sont volontaires, l’activité est la faculté qui se développe la dernière. Le non-moi agit sur le moi, il excite ma sensibilité. Je me tourne vers le non-moi et sur moi-même ; je réfléchis ; je fais acte d’intelligence. Je détermine alors ce que je dois faire ; mon activité entre en jeu. Mais, chez les animaux dont les actes en général ne sont pas

  1. Voyez la Revue du 15 février.