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Page:Revue des Deux Mondes - 1895 - tome 131.djvu/907

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LA VIE POPULAIRE DANS L’INDE

D’APRÈS LES HINDOUS

II(i)

LA VIE PUBLIQUE

I. — PRINCIPAUX ADHÉRENS DU CONGRÈS NATIONAL DE L’INDE. UNE PROCLAMATION ÉLECTORALE SUR LE TERRITOIRE FRANÇAIS.

S’il est indifférent aux braves gens du village de Mangalam, ainsi qu’au commun des Hindous, d’être gouvernés par le vertueux Rama ou par les Rakshasas impies, il n’en va pas de même pour les habitans de Conjeveram et, généralement, pour tous les bourgs et villes où un contact plus fréquent avec l’administration anglaise a développé des germes de mécontentement et d’opposition. A cette heure il est bien peu d’agglomérations où l’on ne rencontre des partisans du Congrès national, de cette assemblée qui se réunit chaque année, le 25 décembre, pendant les vacances de Christmas, pour délibérer sur les aspirations et les vœux de la masse des Hindous. J’ai sous les yeux une liste des membres les plus influens du Congrès national ; il s’y rencontre des maharajahs à côté de manufacturiers, d’hommes de loi, de fonctionnaires anglais repentis, de journalistes, de professeurs. Leurs noms sont connus et révérés de toute l’Inde ; leur place


(1) Voir la Revue du 15 septembre.