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Page:Revue des Deux Mondes - 1895 - tome 131.djvu/831

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De l’organisation du suffrage universel


III. COMBINAISONS [1]


Après les expédiens ou les palliatifs, et avant les systèmes, à mi-chemin entre ce qui est tout simple et ce qui serait vraiment organique, vient ce qu’on pourrait appeler la série des combinaisons. — Ce sont bien, en effet, des « combinaisons » et non des « systèmes », si tous ces procédés ont un caractère empirique ; si leurs inventeurs ou leurs propagateurs se préoccupent beaucoup plus du résultat prochain que du résultat définitif ; s’ils n’ont pour règle et pour mesure que l’intérêt immédiat, et beaucoup moins l’intérêt public qu’un intérêt de parti. — Jeu d’échecs de la politique, considérée seulement comme un ensemble de petites fins à réaliser par un assemblage de petits moyens ; où l’imagination des joueurs peut, presque à l’infini, multiplier les coups, varier l’ordre et la marche des pièces et, avec les mêmes pions, avec les mêmes électeurs, élevés, suivant une échelle convenue, à la troisième ou quatrième puissance, faire des cavaliers ou des

  1. Voyez la Revue des 1er juillet et 15 août 1895.