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Page:Revue des Deux Mondes - 1895 - tome 131.djvu/413

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La vie populaire dans l’Inde d’après les Hindoux


I. LA VIE AUX CHAMPS


I. — L’HINDOU IGNORÉ DE L’EUROPÉEN. — UN VILLAGE DIT SUD DE L’INDE. — LES AUTORITÉS LOCALES. — LA TRADITION.

En quelque lieu que le mènent sa fantaisie ou les hasards de sa route, ce que le voyageur observe et ce qu’il peint ou décrit de son mieux, c’est la nature, le paysage, les monumens, les institutions, les formes extérieures de la civilisation, les cérémonies et les jeux publics. Il admire et célèbre les champs, les bois, les eaux, les monts, le temple, le théâtre, la voie publique : l’homme lui échappe presque toujours. En Asie, plus qu’ailleurs, l’indigène se défend visiblement contre la curiosité plus ou moins bienveillante de l’étranger de passage, ennemi ou simplement détracteur de mœurs et de croyances que son ignorance ; étonnée l’empêche de comprendre. L’Hindou surtout a comme la pudeur de sa religion et de sa famille ; il ne les cache pas, mais il ne met aucun empressement, loin de là, à en révéler les mystères. Cela se concilie d’ailleurs avec son éloignement de tout prosélytisme et sa large tolérance pour les opinions d’autrui. Le touriste voit se dérouler