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Page:Revue des Deux Mondes - 1894 - tome 125.djvu/684

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part aucune trace de toiture, d’où il faut conclure que les diverses enceintes comprises dans ces édifices devaient être toutes à ciel ouvert.

L’intérieur du fort de Matindela était divisé en plusieurs compartimens, de même que dans les ruines de Zimbabyé ; mais les parois sont ici beaucoup plus larges, et le système circulaire semble avoir été plus ou moins abandonné. A l’extérieur des murs du temple ou de la forteresse se trouvent un grand nombre de fondations circulaires composées très régulièrement de blocs de granit ; elles forment des groupes et sont à des distances considérables les unes des autres ; il est probable qu’elles ont dû servir de base à des cabanes en pierres où demeuraient les habitans sous la protection du temple fortifié autour duquel ils se rassemblaient ; les fouilles pratiquées tant dans l’intérieur de l’édifice qu’à l’extérieur n’ont abouti à aucun résultat.

A environ 12 milles au nord de Matindela, près d’une montagne portant le nom de Chiburwe, se trouve un autre fort, presque sur tous les points semblable au premier, et, comme lui, entouré des fondations circulaires pareilles à celles que nous venons de décrire. Ce fort a un diamètre d’environ 40 pieds, et ses murailles sont de la meilleure époque, car leurs assises sont beaucoup plus régulières que celles des murs de Matindela, et les pierres d’une dimension plus uniforme rappelant bipartie la mieux soignée des constructions du grand Zimbabyé ; ici aussi a poussé un baobab gigantesque qui a démoli une partie du mur.

La ruine de Metemo, le plus méridional de cette chaîne de forts, comprenait trois enceintes construites en pierres brutes, dont il ne reste presque rien ; il en est de même de la ruine de Chilondillo, située à l’est de celle de Metemo.

Dans la vallée de Mazoë, au-dessus du fort Salisbury, se trouvent les ruines d’un fort construit en pierres de granit disposées avec une régularité qui rappelle le meilleur temps de l’architecture de Zimbabyé ; les murailles de cette construction, qui a environ 20 pieds de diamètre, sont aujourd’hui en partie écroulées. Dans le voisinage, on rencontre encore d’autres ruines moins importantes, ainsi qu’un grand nombre d’anciens puits de mine, ce qui semblerait indiquer que ce district était jadis un centre industriel d’une certaine importance.

La ruine circulaire de la rivière Lundi, qui s’élève sur une petite éminence à environ 500 mètres de la rivière, est insignifiante en comparaison des ruines du grand Zimbabyé et de Matindela : elle n’a que 54 pieds de diamètre et le mur primitif n’a que 5 pieds d’épaisseur ; les assises en sont très régulières et reliées ensemble par du mortier. L’édifice avait deux entrées, l’une au nord, l’autre