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Page:Revue des Deux Mondes - 1894 - tome 125.djvu/11

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Etudes diplomatiques – L’alliance autrichienne (Traité de 1756)


II. LA GUERRE D’AMÉRIQUE [1]


J’ai déjà eu occasion de constater que la paix signée à Aix-la-Chapelle n’avait pleinement satisfait aucune des puissances qui l’avaient conclue, mais c’est en Angleterre surtout qu’une grande partie de la nation l’avait apprise avec déplaisir. Ce sentiment était vif en particulier dans les cités commerçantes et maritimes, et dans les colonies britanniques fondées en Orient ou dans le Nouveau Monde. Le mécontentement s’y exprimait assez haut pour inquiéter le ministère anglais, car le développement de la puissance commerciale et coloniale de l’Angleterre devenant chaque jour plus considérable, ceux qui représentaient ces deux ordres d’intérêts prenaient par là même une influence croissante dans la direction de la politique : « Il est étonnant, écrivait l’ambassadeur de France, le duc de Mirepoix, à la suite de la première élection parlementaire dont il fut témoin, combien les prochaines Communes contiendront de marchands et de créoles. » Des deux

  1. Voyez la Revue du 15 août.