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Page:Revue des Deux Mondes - 1893 - tome 119.djvu/711

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CHRONIQUE DE LA QUINZAINE.




30 septembre.

Avant que la fin des vacances parlementaires n’amène la reprise en Europe, et particulièrement en France, de la vie politique qui subit chaque année à cette époque quelque ralentissement, le moment nous paraît propice pour jeter un coup d’œil d’ensemble sur la question qui, dans la prochaine législature, paraît destinée à engendrer le plus de discours et à faire noircir le plus de papier : celle des « réformes sociales, » de « l’amélioration du sort de la masse, » expressions vagues qui ne signifient rien en elles-mêmes, si elles ne sont traduites en langage clair.

Cette tâche d’ailleurs ne manque pas d’actualité, tandis que la plupart des ouvriers mineurs du nord de la France, au nombre de 35,000 à 40,000, sont en grève depuis douze jours, que le chômage volontaire continue dans une partie des districts miniers de la Grande-Bretagne, et a menacé même de s’étendre à la Belgique ; tandis aussi que les congrès, ouvriers ou socialistes, — c’est malheureusement tout un aujourd’hui, — se réunissent un peu partout sur le continent, depuis l’Italie et l’Angleterre, où ils viennent de finir, jusqu’à l’Allemagne où rendez-vous est donné par M. Bebel pour le milieu d’octobre.