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Page:Revue des Deux Mondes - 1893 - tome 119.djvu/321

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LA CHIMIE
DANS
L’ANTIQUITÉ ET AU MOYEN ÂGE

I.

LES GRECS, LES LATINS, LES SYRIENS.



I. Collection des anciens Alchimistes grecs, texte et traduction, avec la collaboration de M. Ch.-Em. Ruelle, 3 vol. in-4°, 1887-1888. — II. Les Origines de l’Alchimie, 1 vol. in-8°, 1885. — III. La Chimie au moyen âge. Tome ier : Essai sur la transmission de la science antique, Doctrines et pratiques chimiques ; tome ii : l’Alchimie syriaque, texte et traduction, avec la collaboration de M. Rubens Duval ; tome iii : l’Alchimie arabe, texte et traduction, avec la collaboration de M. Houdas.


La science moderne est fille de la science antique, c’est-à-dire de la science grecque : ce sont les Grecs qui ont constitué la science sous la forme que nous connaissons aujourd’hui. En effet, avant les Grecs, il n’existait pas de science rationnelle proprement dite, dégagée de toute attache mystique et sacerdotale. Si l’astronomie était cultivée en Égypte et en Chaldée, c’était d’abord pour fixer les époques des fêtes religieuses, et en maintenir la corrélation avec les phénomènes naturels de l’agriculture. C’était aussi pour déterminer les enchaînemens mystérieux que l’astrologie fixait entre la