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Page:Revue des Deux Mondes - 1893 - tome 117.djvu/376

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II. L’UTILISATION DE L’AZOTE DU SOL. [1]


Quand on examine les comptes de culture d’une grande ferme de la région septentrionale de notre pays, là où la betterave couvre de larges surfaces, on voit que les dépenses d’engrais sont considérables. Si l’acquisition des superphosphates en forme une part, une autre et beaucoup plus considérable provient de l’achat des engrais azotés : sulfate d’ammoniaque et surtout nitrate de soude.

Et, en effet, malgré les apports de fumier que produisent les étables où, pendant tout l’hiver, les animaux consomment les pulpes des sucreries, la terre ne donne de copieuses récoltes qu’à la condition de recevoir ces engrais complémentaires. Est-ce donc que cette terre qui exige cet apport de matières fertilisantes ne renferme pas de matières azotées ?

  1. Voyez la Revue du 1er mai.