Ouvrir le menu principal

Page:Revue des Deux Mondes - 1892 - tome 114.djvu/290

Cette page n’a pas encore été corrigée


L’alcool joue un rôle considérable dans nos civilisations modernes : c’est par centaines de millions que l’on compte le produit des impôts qui pèsent sur lui dans le budget des grands États européens ; c’est par milliards qu’il faudrait évaluer les gains tirés de cette fabrication, soit dans les villes, soit dans les campagnes. L’impôt sur les boissons, le privilège des bouilleurs de cru, le développement des distilleries agricoles, font l’objet des méditations des financiers et des législateurs. Alimens ou poisons, substances utiles à l’hygiène et à l’industrie ou funestes à la santé, les liquides alcooliques sont entre toutes les mains.

Mais si le vin, la bière, l’hydromel, sont usités depuis les temps préhistoriques, le principe actif qui leur est commun, celui qui produit l’excitation favorable et l’ivresse nuisible, celui que l’on concentre dans les liqueurs spiritueuses, l’alcool, n’est connu que