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Page:Revue des Deux Mondes - 1892 - tome 114.djvu/105

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I. L’UNION LATINE.


Essayons de démêler les intérêts divers qui s’agitent, en ce moment, autour de la question monétaire. Recherchons en même temps pourquoi chaque année ramène une campagne contre le maintien de l’Union latine, c’est-à-dire du pacte monétaire qui lie la France, la Belgique, la Suisse, l’Italie et la Grèce, et pourquoi on voit se renouveler périodiquement la tentative d’imposer à l’Europe l’examen d’une question plusieurs fois tranchée. Le monde commercial est-il donc atteint d’un mal si violent qu’il ne s’en puisse guérir par sa vitalité propre ? On le croirait volontiers à en juger seulement par la vivacité et la persistance des plaintes que l’agriculture et certaines industries font entendre dans quelques-uns des États européens et au-delà de l’Atlantique.

Après une longue quiétude, dont on s’accorde à reporter le mérite à la loi du 7 germinal an XI, c’est-à-dire à l’équitable transaction qui avait déterminé en France le rapport de valeur entre l’or