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Page:Revue des Deux Mondes - 1892 - tome 112.djvu/568

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Depuis quelque temps on s’est beaucoup occupé des découvertes faites au Panthéon d’Agrippa, par un jeune pensionnaire de l’Académie de France, M. Chedanne. On en a parlé avec la compétence la plus bienveillante, mais sans entrer dans le détail [1]. C’est pourquoi il m’a semblé qu’il y aurait intérêt à en exposer ici l’objet et la suite. D’autres en traiteront plus savamment. L’artiste lui-même les expliquera mieux que personne au moyen de beaux dessins qu’il excelle à exécuter. Pour moi, je veux seulement m’attacher au fait lui-même et à ce qu’il nous laisse à penser.

Sans qu’on le sache assez, je crois, on a toujours donné une grande attention au Panthéon, non-seulement pour l’admirer, mais aussi pour le comprendre. Les artistes et les savans l’ont étudié à l’envi, tant à raison de sa beauté que pour mettre d’accord ce qu’on y voit avec ce qu’en ont écrit les auteurs anciens. Depuis la Renaissance on s’est donc appliqué à le bien connaître et à se rendre compte de ce qu’il était dans son premier état ; et pour cela notre siècle n’aura pas moins fait que les siècles précédens. Parmi les travaux qu’il a consacrés à cette reconstitution idéale, il faut compter les apologies érudites comme celle de Charles Fea ;

  1. Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Comptes-rendus des séances de l’année 1892. Communications de M. Geffroy, directeur de l’École française de Rome dans les séances des 12, 26, 29 avril et 13 mai.