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Page:Revue des Deux Mondes - 1892 - tome 112.djvu/188

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II. LA SCULPTURE AUX DEUX SALONS ET LA PEINTURE AU CHAMP DE MARS. [1]


La section de sculpture, aux Champs-Elysées, nous offre ce rare plaisir de nous montrer un certain nombre de morceaux achevés où l’on sent, jusque dans les moindres détails, l’amour qu’a mis l’artiste à caresser son œuvre avec la volonté de la pousser jusqu’à son entière perfection. Les marbres de MM. Gérôme, Marqueste, Barrau, Lombard, Bardas, entre autres, sont de ceux qui pourront, dans les siècles futurs, subir, avec un moindre dommage, le sort qui attend nos ouvrages, comme ceux de l’antiquité et du moyen âge ; quand un retour quelconque de cette barbarie incurable qui reste le fond de l’humanité, sous les apparences flottantes des civilisations mensongères, les aura brisés et mutilés, de pieuses mains, avec joie, en recueilleront les morceaux, et tous les morceaux en seront bons, et chaque fragment redira encore la gloire

  1. Voyez la Revue du 1er juin.