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Page:Revue des Deux Mondes - 1891 - tome 108.djvu/935

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Lorsque l’on a douze ou quinze fois émis des considérations générales sur les Livres d’étrennes, il devient assez difficile d’en dire quelque chose de neuf… La faute en est un peu sans doute aux éditeurs eux-mêmes, et nous pourrions leur reprocher qu’ils manquent d’imagination, qu’ils font toujours les mêmes livres, fabriqués à la grosse, comme les « fondans » et les « marrons glacés, » comme les « jouets mécaniques » et les « bébés Jumeau… » Mais le fait est qu’ils seraient encore plus embarrassés que nous de faire du nouveau ; qu’au reste, il ne semble pas que leur clientèle en demande ; et qu’enfin ils auraient beau en vouloir chercher, ils n’en trouveraient pas. Que si là-dessus nous leur donnions le conseil de ne faire chaque année qu’un livre, un beau livre, à la perfection duquel ils mettraient chacun tout son effort, assurément ils se riraient de nous. Aussi nous garderons-nous de le leur dire ou de vouloir le leur insinuer seulement ; et n’imputant aujourd’hui notre stérilité qu’à nous-mêmes, nous demanderons au lecteur de se contenter des renseignemens un peu sommaires qu’il trouvera dans les notes qui suivent.

Livres d’étrennes, en effet, — ou de quelque autre nom qu’on les nomme, — nos lecteurs savent qu’il y en a toujours plus d’un dont nous