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Page:Revue des Deux Mondes - 1891 - tome 107.djvu/373

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I. Traicté de l’Œconomie politique, dédié en 1615 au Roy et à la Reyne mère du Roy par Antoyne de Montchrétien, avec introduction et notes, par Th. Funck-Brentano. Paria, 1889. — II. Les Tragédies de Montchrétien, nouvelle édition, avec notice et commentaire, par L. Petit de Julleville, professeur à la Sorbonne. Paris, 1891. — III. E. Faguet, la Tragédie au XVIe siècle, ch. XIxi, Antoine de Montchrétien. Paris, 1883.


Il faut remercier M. Funck-Brentano et M. Petit de Julleville de nous avoir rendu Montchrétien. L’homme et l’œuvre expriment nettement une époque distincte de notre vie sociale et de notre activité littéraire. Si l’histoire de la littérature ne peut plus se contenter aujourd’hui d’être une collection de monographies et comme une galerie de portraits isolés chacun dans son cadre, si elle doit représenter le mouvement continu, la lente évolution des idées et des formes, on ne saurait trop donner d’attention aux écrivains qui font la transition d’un siècle à l’autre, aux ouvrages qui sont la fin de quelque chose et le commencement d’autre chose. Et si c’est aux environs de 1600, — non plus tard, — que se forme cet esprit