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Page:Revue des Deux Mondes - 1891 - tome 107.djvu/283

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I

Après avoir désespérément lutté dans Polotsk, Saint-Cyr, attaqué par Wittgenstein et Steinghel, sur les deux rives de la Duna, s’est décidé à opérer sa retraite après avoir mis le feu à la ville… Les blessures que le maréchal Saint-Cyr avait reçues allaient priver l’armée d’un chef en qui elle avait une entière confiance. Il fallait le remplacer. Le comte de Wrède, alléguant son rang de général en chef du corps bavarois, prétendit avoir le commandement sur les généraux de division français ; mais ceux-ci refusant d’obéir à un étranger, Saint-Cyr, quoique très souffrant, consentit à garder encore quelque temps la direction des deux corps d’armée et ordonna la retraite vers Oula, afin de se rapprocher de Smoliany et