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Page:Revue des Deux Mondes - 1891 - tome 104.djvu/776

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IX. L’ACADÉMIE DEPUIS LES COMMENCEMENS DE LA TROISIÈME REPUBLIQUE. [1]


Lorsque, après les désastres de la guerre entreprise au mois de juillet 1870, le gouvernement impérial eut été renversé et la république proclamée au commencement de septembre, Paris, menacé d’un siège, se préparait à le subir avec une résignation courageuse qui ne devait pas, d’ailleurs, se démentir pendant toute la durée de l’épreuve. L’Institut de France, pour sa part, loin de songer alors à interrompre ou à ralentir ses travaux, tint à honneur, dès les premiers jours, de les associer aux efforts tentés pour la défense de la cause nationale, prouvant ainsi une fois de plus que le dévoûment à la science ou à l’art peut être, et est en effet, une des formes du patriotisme.

Le 18 septembre 1870, c’est-à-dire quelques heures après celle où nos murs venaient d’être complètement investis, les cinq

  1. Voyez la Revue du 1er et du 15 juillet, du 15 août, du 1er et du 15 septembre 1889, du 15 avril et du 15 mai 1890, et du 1er avril 1891.