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Page:Revue des Deux Mondes - 1891 - tome 104.djvu/600

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VIII. L’ACADÉMIE DEPUIS LA SECONDE RÉPUBLIQUE JUSQU’A LA FIN DU SECOND EMPIRE. [1]


Au moment où la révolution de février 1848 éclata, l’exposition annuelle des ouvrages de peinture et de sculpture devait, suivant la coutume, s’ouvrir à quelques jours d’intervalle (le 1er mars), et suivant la coutume aussi, l’Académie constituée en jury venait de procéder au choix des œuvres dignes de figurer à cette exposition. Il ne restait plus qu’à les placer sur les parois du salon carré et le long de la grande galerie du Louvre, conformément à ce qui s’était pratiqué chaque année depuis le commencement du règne de Louis-Philippe ; l’administration des musées entreprenait cette besogne la veille même du jour où le roi quittait les Tuileries. On sait ce qui suivit ce départ et de quelles scènes le palais ainsi abandonné devint le théâtre. Peu s’en fallut qu’elles ne se continuassent, et avec des conséquences bien autrement funestes, dans les salles du musée lui-même, où la tourbe des

  1. Voyez la Revue du 1er et du 15 juillet, du 15 août, du 1er et du 15 septembre 1889, du 15 avril et du 15 mai 1890.