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Page:Revue des Deux Mondes - 1890 - tome 102.djvu/528

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I. LA FORTUNE.


Nicolas Foucquet, procureur général, surintendant des finances, ministre d’État de

Louis XIV, par Jules Lair, ancien élève de l’École des chartes, 2 vol. gr. in-8° Paris, 1890 ; librairie Plon.


Il y a quelque trente ans, l’honorable et savant M. Chéruel a publié, sous le titre de Mémoires sur la vie publique et privée de Fouquet, deux volumes très intéressans : en voici deux autres qui ne le sont certainement pas moins, qui le sont peut-être même davantage, parce que le sujet y est présenté sous un jour tout à fait nouveau. Chacun pris à son point de vue, les deux historiens de Foucquet, M. Chéruel et M. Lair, sont aux antipodes l’un de l’autre. Avec un sentiment de « compassion naturelle pour le malheur, » M. Chéruel n’en conclut pas moins à la culpabilité du surintendant et le tient convaincu de tous les crimes qui lui sont reprochés. Tout autre est la conclusion de M. Lair : s’il ne va pas jusqu’à l’absolution complète, il secoue l’échafaudage de l’accusation, met à néant la plus grande partie des charges accumulées par elle et,