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Page:Revue des Deux Mondes - 1889 - tome 96.djvu/319

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I. L’EXPÉDITION D’ECOSSE ET LA PRISE DE BRUXELLES.


Par la paix conclue à Dresde, entre Frédéric et Marie-Thérèse, la France se trouvait de nouveau réduite à un état d’isolement a peu près complet. L’abandon de la Prusse la privait de tout appui dans le nord de l’Europe : elle ne conservait d’auxiliaire qu’au midi, et là, même l’alliance de l’Espagne ne lui prêtait qu’un concours insuffisant, toujours douteux, et que les caprices comme les prétentions d’Elisabeth Farnèse rendaient, à l’occasion, plus incommode que secourable. L’Autriche, au contraire, délivrée désormais de toute préoccupation en Allemagne, allait reparaître en force soit en Flandre, soit en Italie, soit même aux portes de la Lorraine et de l’Alsace, en choisissant elle-même le lieu où elle croirait pouvoir porter le coup le plus décisif.

Une seule chose atténuait, sinon la gravité, au moins l’imminence du péril. Entre le 26 décembre 1745, date du traité de Dresde, et le moment où, suivant la règle encore on usage, les opérations militaires devaient être reprises, trois mois au moins devaient s’écouler.