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Page:Revue des Deux Mondes - 1889 - tome 96.djvu/179

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IX. DERNIÈRES REMARQUES. [1]


I

Devant « l’Histoire du siècle, » nous avons suivi à travers toute cette histoire le travail logique des principes de 1789. Restés en face du dernier groupe contemporain, celui des maîtres qui ont aujourd’hui pouvoir sur notre intelligence, nous nous sommes promis d’interroger ces savans, ces historiens, pour savoir si leur symbole actuel est toujours d’accord avec les principes qui continuent de régir l’institution sociale.

Jusqu’à une époque récente, l’autorité du dogme révolutionnaire avait peu souffert des attaques doctrinales dirigées contre lui. Depuis Bonald et de Maistre, quelques voix isolées lui opposaient la conception théologique de l’homme ; guidée par des regrets politiques, inféodée à tout un passé enseveli pour jamais, l’école traditionnelle ne prêchait que des convertis ; la masse du pays restait sourde à ces voix qui criaient du fond d’une tombe des vérités éternelles, éternellement désagréables à notre orgueil. La protestation théologique n’a pas cessé de suivre les principes triomphans ; mais elle les suivait en diligence, tandis qu’ils disposaient des chemins de fer. D’ailleurs la conscience religieuse avait le choix entre cette protestation rigide et les transactions du catholicisme libéral, qui se

  1. Voyez la Revue du 1er et du 15 juillet, du 1er et du 15 août, du 1er et du 15 septembre, du 1er et du 15 octobre.