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Page:Revue des Deux Mondes - 1889 - tome 92.djvu/547

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V. L’ÉTAT, LE RÉGIME de TRAVAIL ET LES ASSURANCES. [1]


Si nous voulions suivre l’état dans l’infinité des domaines où les politiciens contemporains et, surexcité par eux, le corps électoral cherchent à l’entraîner, notre tâche serait interminable. Il nous suffit ici d’établir d’abord, comme nous croyons l’avoir fait, la nature concrète de l’état moderne, si méconnue de la plupart des philanthropes qui le convient à des attributions chaque jour croissantes, puis, comme illustration, de décrire son procédé d’action dans quelques-uns des champs principaux dont il s’est emparé et qu’il rêve d’accaparer. Celui qui s’est donné la peine, non pas de noter vaguement les contours flottans de l’état idéal, sorte d’ombre sans réalité, produit indécis de l’esprit et du sentiment, mais d’étudier l’état vivant, agissant, la qualité et la mobilité des élémens qui le composent, les ressorts qui déterminent ses volontés et ceux qui les traduisent en actes, celui-là seul commence à se

  1. Voyez la Revue des 15 août, 1er octobre, 15 novembre 1888 et 15 janvier 1889.