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Page:Revue des Deux Mondes - 1888 - tome 89.djvu/221

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I. LES MOEURS CONTEMPORAINES, D’APRÈS LES JEUNES NATURALISTES.


Le théâtre se meurt, le théâtre est mort ! Si quelque chose remue encore sur la scène, ce n’est qu’une momie galvanisée ; le public s’émeut difficilement de ses convulsions, se divertit à peine de ses grimaces : demain il fuira la Comédie-Française et l’Odéon, le Gymnase et le Vaudeville, la Porte Saint-Martin et l’Ambigu, les Variétés et le Palais-Royal, autant de sépulcres ! — Dans tous les coins de Paris cependant, sous un hangar où l’on dispose des rangées de fauteuils, ou dans une salle de concert, ou dans une salle de spectacle affectée jusqu’ici à des divertissemens moins littéraires, par l’industrie d’un homme ou d’une société, les amateurs sont invités à voir jouer la comédie. Théâtre d’application, Cercle dramatique des « Estourneaulx, » Théâtre des Jeunes ou Théâtre Moderne, Théâtre Indépendant, Théâtre Libre, — Oh ! j’en oubliai — tout cela presque à la fois réclame la curiosité des Parisiens. Avant peu, à ce compte, le théâtre sera partout excepté dans les théâtres.