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Page:Revue des Deux Mondes - 1887 - tome 84.djvu/939

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LES


LIVRES D'ÉTRENNES




Ils sont nombreux, cette année, comme l’an dernier, comme toujours, aussi nombreux que jamais, et, quelque plaisir que l’on eût à les feuilleter, ou même à en lire de plus près quelques-uns, ils sont trop. Auteurs, dessinateurs, graveurs ou éditeurs, qu’ils nous pardonnent donc si, pour être non pas certes complet, mais seulement pour essayer de ne faire tort à personne, nous sommes obligé, nous aussi, comme l’art dernier, comme toujours, d’être plus court que nous ne le voudrions. Et, de leur côté, que les lecteurs, s’ils nous trouvent tout de même trop long, ne nous en imputent pas uniquement la faute, — mais à l’abondance de la matière et à l’émulation des éditeurs pour leur plaire.

Parmi tous ces beaux livres, il y en a d’abord deux ou trois dont nous sommes un peu étonné d’avoir à parler dans le temps des étrennes. Tel est le volume de MM. Edmond et Jules de Goncourt sur Madame de Pompadour [1], et tel est celui de M. Pierre Loti : Madame Chrysanthème [2]. MM. de Goncourt ne sont pas beaucoup a à la mode » en ce moment, et la publication de leurs Mémoires, à tous égards quelque peu scandaleux, leur a fait cette année beaucoup de justes ennemis,

  1. Madame de Pompadour, nouvelle édition, illustrée de 50 gravures hors texte, d’après les gravures du temps, 1 vol. in-8°. F. Didot.
  2. Madame Chrysanthème, roman japonais, aquarelles et dessins de MM. Rossi et Myrbach, 1 vol. in-8°. Calmann Lévy.